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JOHNNY CASH

John R. Cash est né le 26 février 1932 à Kingsland en Arkansas. Il a quatre frères et soeurs, son père travaille dans les chemins de fer. A la maison, ce n'est pas l'opulence.
Lorsque J.R., comme on l'appelle à l'époque, a 3 ans sa famille déménage pour une ferme collective (un kolkhoze rooseveltien en quelque sorte) où il cueillera le coton jusqu'à l'âge de 18 ans.
Son père alcoolique et violent distribue des swings et des uppercuts à toute la famille, il tue même le chien dans un accès de colère (pauvre toutou).

1944 est une année déterminante pour Johnny Cash, en effet, trois événements vont bouleverser sa vie.
Il a 12 ans et c'est lors d'un concert des Loovin' Brothers (stars à l'époque) qu'il décide de devenir chanteur.
A ce moment là il écrit sa première chanson, mais surtout c'est l'année de la mort de Jack Cash « mon frère et meilleur ami ».
Ce jour fatidique Johnny Cash a une prémonition, il propose à son frère une partie de pêche car il a le sentiment qu'il ne doit pas le laisser partir travailler à la scierie. Mais Jack refuse, son apport financier étant déterminant à la survie de la famille.
Il fût coupé en deux par une scie circulaire.
Ce drame hantera Cash toute sa vie, il ne se passera pas un mois, et ceci jusqu'à la fin de son existence sans qu'il ne rêve à ce frère et ami.

A 18 ans, il quitte la plantation pour travailler à l'usine puis s'engage dans l'U.S. Air Force basée en Allemagne. C'est là-bas qu'il achète sa première guitare pour 25 DM et qu'il compose « Folsom prison blues » (rien que ça).
Après 4 ans de bons et loyaux services Johnny Cash peut se vouer à sa carrière de chanteur. Il s'installe à Memphis avec sa jeune femme Vivian Liberto.
En juin 1955, année de naissance de sa fille Rosanne, après deux essais infructueux Sam Phillips (Sun Records) accepte enfin de l'enregistrer.
Il a 23 ans et son premier single « Cry, cry, cry » se vend à 100 000 exemplaires puis survient son premier numéro 1, l'emblématique « Folsom prison blues ».

Il débute alors une carrière mémorable que je ne détaillerais pas (il ne s'agit pas ici d'une encyclopédie). Mais ce que l'on peut dire, c'est que ce type a tout traversé, il a vu Elvis (le vrai celui des débuts chez Sun) comme certains ont vu Dieu (« I saw the light »), il a inventé le noir (« The man in black »), la chanson rebelle (« I kill a man in Reno just to watch him die »), la chanson cucul (« A thing called love » avec coeur de rossignol, les choristes avant la lettre), l'anorexie (2 mètres pour 70 kg), les pilules (par poignées), la boulimie (les hamburgers).
Il a épousé la country (June Carter de la Carter Family). Il a fait du cinéma (westerns ringards avec panoplies de Zorro), de la télé (assassin aviateur dans un « Colombo ») et animateur télé pendant les années de traversée du désert.
Il a incarné une multitude de facettes, du jeune chien fou chantant dans les prisons en passant par le docile Américain joufflu et souriant, jusqu'à se vieillard digne, malade et blessé nous livrant ses dernières années des disques ascétiques et intouchables, d'une beauté insoutenable (ses meilleurs enregistrements « The American Recordings »).
Il meurt le 12 septembre 2003 quatre mois après la disparition de June, sa dernière raison de vivre.
De tout ce concentré d'Amérique, il faut retenir la vie d'un homme d'exception qui incarne plus que tout autre le Country Music. S'il n'y en avait qu'un seul à retenir, ce serait lui. Respect.

Dans une pléthore d'enregistrements, il faut trier, il y en a pour tous les goûts. Outre les American Recordings cités plus haut, les enregistrements Sun tel que (« Johnny cash and his hot and blue guitar »), et plus tard certains qu'il a fait durant les sixties sont tout aussi intéressants, je citerais («ride this train»), («Bitter tears »), («johnny cash at folsom prison»),
Pour plus de détails vous pouvez consulter le site officiel www.johnnycash.com.
Il existe également un site intéressant qui détaille toute sa discographie.


Quelques extaits de chansons :